Le festival du film de Hof en est désormais à sa 58e édition et est devenu un emblème de la ville, raison pour laquelle Hof se surnomme volontiers « Home of Films », une expression qui serait due à Wim Wenders. À la fin des années 60 et dans les années 70, la scène cinématographique munichoise s'est installée à Hof (...). En guise de souvenir nostalgique, une projection en 35 mm du premier film de Fassbinder, « Götter der Pest » (Les Dieux de la peste), a été organisée cette année. Reportage de Peter Paul Huth
Après une entrée en matière choc où l’on voit Simin et Nader argumenter vivement devant le juge, l’une pour justifier sa demande de divorce en vue d’un départ de l’Iran avec sa fille, l’autre justifiant son refus au nom de sa solidarité filiale, la première partie semble traîner en longueur, étalant les difficultés de Nader à assumer seul la garde de son père.
C’est sous ce titre que le festival de Berlin réserve depuis 2007 une section spéciale à des films actuels qui mettent en scène des thèmes autour de la nourriture, du goût et de l’environnement.
La religion écrit la musique, et l'homme mène le bal
Voilà un film important qui a peu de chance, du moins dans sa forme actuelle, de passer dans nos salles. Qui a envie, a priori, d’aller voir un documentaire de plus de 6 heures ?
Et pourtant...
Aujourd’hui, nous supposons que plus de 4000 langues sont parlées dans le monde. Il n’y a pour ceci aucune raison valable puisque les organes vocaux des hommes se ressemblent tous.
La première scène, magnifique, située le lendemain du drame, donne le ton à ce film : une petite bougie face à la tornade !
Nouvelle pressentie depuis le prologue qui annonce le drame avant le générique : une branche casse, Yakup reste suspendu. Cette suspension, ce « non-encore-dit » sont comme le silence de fond du film, l’atmosphère qui l’imprègne.
Pas de jury œcuménique ici, mais des profiliens toujours fidèles au rendez-vous. Le film primé par le ‘Jury pour Tous’, qui est le jury principal, est un film allemand, non encore distribué en France : Suicide Club d’Olaf Saumer.
Un festival à taille humaine, convivial, chaleureux, accueillant, festif et de grande qualité cinématographique avec beaucoup de films en lien avec la culture et la diaspora arménienne.

Dossier

Jacques Champeaux, membre du jury œcuménique, et Peter Paul Huth rendent compte de la Berlinale 2024.

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