Gloria est une femme déjà mûre, grand-mère même, qui déborde d’énergie et de joie de vivre. Seule après un divorce, elle aime aller danser, s’amuser. Avec Rodolfo, plus âgé qu’elle et récemment divorcé, c’est le coup de foudre.
Le personnage de Gloria, incarné de façon remarquable par Paulina Garcia, habite le film du début à la fin, littéralement de la première à la dernière image, et loin de lasser, le fait vivre intensément.
L’histoire est à vous crever le cœur, d’autant qu’elle est basée sur des faits réels : une famille pauvre, des Roms en Bosnie-Herzégovine, le père coupe du bois pour le feu et ramasse des ferrailles pour les vendre, la mère pétrit le pain, iles ont deux filles bien remuantes.
Deux articles sur le même film, l'un pour, l'autre contre, sont mis en vis-à-vis
Aride, austère , âpre, ce film opaque est d’une sombre et envoûtante beauté.
Pour un spectateur occidental ce récit a un double intérêt : - s’attacher à Wadjda dans sa quête obstinée et admirer son imagination et son habileté - découvrir un mode de vie dont on connaît intellectuellement les caractéristiques mais qui devient ici beaucoup plus concret.
Jean Moreau est parfaite en vieille grincheuse, grande-gueule - mais avec classe.
Dossier
Pour INTERFILM, Peter Paul Huth a suivi le Festival de Cannes 2026 et en a rendu compte en détail. Ses articles sont rassemblés dans ce dossier.