Le théoricien du cinéma Siegfried Kracauer écrivit un jour que le cinéma a le pouvoir de montrer des « choses ordinaires invisibles », afin de décrire des aspects de la réalité qui, techniquement, sont visibles, mais passent le plus souvent inaperçus dans la vie quotidienne. Dans ses meilleurs moments, le cinéma révèle précisément ces instants fugitifs, quotidiens, apparemment banals, que nous avons l’habitude de ne pas voir ou d’ignorer.
Le Jury œcuménique souhaite attribuer son prix à un film à la fois simple et profondément poétique, riche de multiples strates et émotionnellement bouleversant. Le cinéaste crée un espace filmique, utilise la lumière pour réfléchir sur la lumière, et en fait une ligne de vie — ou, si l’on veut, la présence spirituelle du flux de la vie.