À la fois profondément tendre, filmé caméra à l’épaule, et d’une acuité remarquable dans son exploration du « pourquoi » fondamental de l’existence — une question qui vaut tout autant pour un garçon de trois ans courant dans un village grec que pour un vieil homme. Le film parvient à raconter toute son histoire en trois minutes, sans beaucoup expliquer ni simplifier.
Le film est organique : il suit le garçon à un rythme ludique, qui lui communique l’énergie même de l’enfant. Les images dépeignent la ville grecque à hauteur d’enfant, comme une composition de lumière blanche et de contours, avec la cloche de l’église pour horizon lointain.